Jean-Henri Voulland

Jean-Henri VoullandVoulland appartenait au sommet du Comité de sûreté générale. Durant l’an II de la République, il contrôlait l’appareil judiciaire de la Terreur. Voulland sympathisait ouvertement avec les ultra-révolutionnaires autour de Jacques-René Hébert. Mais rien ne le liait à Robespierre, l’homme le plus puissant du Comité de salut public, sinon une hostilité profonde. Athée, Voulland méprisait la religiosité de l’Incorruptible. Après la chute de ce dernier, l’ancien terroriste dut à plusieurs reprises se défendre contre des accusations émanant des rangs de la Convention. À la suite de l’insurrection populaire du 1er prairial, la Convention lança un décret d’arrestation contre lui. Voulland dut se cacher pendant des mois. En octobre 1795, la Convention se sépara et proclama une amnistie générale. Voulland redevint un homme libre. Mais désabusé par les révolutionnaires, il se retira de la vie politique. Il mourut à Paris – seul et oublié.
JK

1751 - 1801

Signature de Jean-Henri Voulland

Citations

C’est la troisième fois que le salut de la patrie m’oblige à demander la peine de mort, j’espère que ce sera la dernière.
Voulland à propos de la condamnation de Louis Capet, 17 janvier 1793.

Nous allons éventrer ce gros turbot bien dodu.
Voulland à propos de Danton, 1794.

Si tu me vois aujourd’hui en homme libre, c’est parce que les membres de la Convention savent ce que je détiens contre eux.
Voulland à un ami, après l’amnistie générale, octobre 1795

Parle avec Voulland

Question →

Entrez votre question ci-dessus.

Liens externes

Le Moniteur

Septidi, 17 Fructidor, l'an 2 de la République Française une et indivisible
(3 septembre 1794)



Emblème du Comité de sûreté générale