Terreur

TerreurDurant la période de la dictature jacobine, la terreur fonctionna comme un concept normativement positif. Elle signifiait la capacité d’autodéfense de la République, mobilisant la peur de mort comme instrument politique contre les ennemis de l’intérieur. Une tyrannie exercée au nom de la liberté. Pour Maximilien Robespierre, la terreur et la vertu étaient les deux faces d’une même médaille : une forme de justice rapide, inflexible et inexorable. Sur le plan institutionnel, la Terreur s’incarna dans le Comité de sûreté générale et le Comité de salut public, le Tribunal révolutionnaire, ainsi que dans un réseau de comités révolutionnaires régionaux. Durant la phase de la Grande Terreur (juin–juillet 1794), la dénonciation fut imposée comme une obligation légale contraignante à l’ensemble des citoyens. La Terreur coûta finalement la vie à des dizaines de milliers de personnes.
JK

1792 - 1795

Citations

Immédiatement après la publication du présent décret, tous les gens suspects qui se trouvent dans le territoire de la République, et qui sont encore en liberté, seront mis en état d’arrestation.
Loi des suspects, article 1, 17 septembre 1793.

La vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante.
Robespierre, 5 février 1794.

Le tribunal révolutionnaire est institué pour punir les ennemis du peuple.
Loi du Prairial, art. 4, 10 juin 1794.

Le Moniteur

Nonidi 19 Pluviôse, l'an 2 de la République Française une et indivisible
(7 février 1794)



Noyades de masse dans la Loire pendant la Terreur

Liens externes