Marat était médecin et scientifique. Mais surtout, il était un agitateur politique dont les opinions radicales inspiraient du dégoût à la plupart des gens. Pourtant, le peuple simple l’aimait. Il était l’agitateur parfait dont la populace parisienne avait besoin en septembre 1792 pour justifier le meurtre de prisonniers sans défense par une rhétorique révolutionnaire. Inlassablement, il réclamait des têtes – avant et après les massacres de septembre. Au sommet de sa popularité, il fut poignardé par une jeune femme. Marat devint ainsi le saint martyr de la Révolution. JK
1743 - 1793
24 mai 1743 · Né à Baudry (aujourd’hui en Suisse).
1759 · À l’âge de seize ans, il part à Bordeaux pour étudier la médecine.
1765 · Il émigre à Londres, où il exerce comme médecin.
1774 · Il publie son premier ouvrage : Les chaînes de l’esclavage.
1777 · Il revient à Paris.
12 septembre 1789 · Parution du premier numéro du journal Publiciste Parisien (plus tard L’Ami du Peuple). Il est poursuivi par la police, s’enfuit deux fois en Angleterre, puis revient définitivement à Paris.
Septembre 1792 · Député de la ville de Paris à la Convention nationale.
23 avril 1793 · Marat, accusé par la Convention, est acquitté par le Tribunal révolutionnaire.
14 octobre 1793 · David remet à la Convention son tableau La Mort de Marat.
21 septembre 1794 · Transfert du corps de Marat au Panthéon.
8 février 1795 · La Convention décide la dépanthéonisation de Marat. Son corps est transféré au cimetière de l’église paroissiale Saint-Étienne-du-Mont.
Citations
La manière la plus intelligente et la meilleure, c’est d’extirper les traîtres et de les abattre. Quelle absurdité de leur faire un procès! Marat, 19 août 1792
Le peuple a obéi à ma voix. Il a sauvé la France en s’octroyant des pouvoirs dictatoriaux pour tuer les traîtres. Marat au Convention nationale, 1792, peu après les massacres de septembre
La liberté doit être établie par la violence, et le moment est venu d’instaurer temporairement le despotisme de la liberté pour détruire le despotisme des rois. Marat à propos du Comité de salut public, 6 avril 1793