Le club des Jacobins n’était à l’origine qu’un simple club de débat, mais il acquit une grande importance durant la Terreur. Son nom provenait de son lieu de réunion, l’ancien couvent Saint-Jacques. Les membres du club parisien étaient souvent aussi députés de la Convention nationale. Robespierre utilisa le club pour imposer ses idées politiques et poursuivre ses adversaires. Une exclusion des Jacobins entraînait souvent l’arrestation et l’exécution. Peu après la mort de Robespierre, le club des Jacobins fut fermé par les Thermidoriens. À la fin du Directoire, les Jacobins connurent encore une brève période de renouveau. Leurs membres cherchaient à se surpasser dans la rhétorique révolutionnaire. Mais cela resta au stade des paroles. Ils n’opposèrent aucune résistance lorsque le club fut définitivement fermé en 1799. Le terme « jacobin » est souvent utilisé comme désignation des partisans de Robespierre. JK
1789 - 1799
30 avril 1789 · Des députés des États généraux fondent le Club breton à Versailles.
Octobre 1789 · Le club s’installe à Paris et choisit l’ancien couvent des Jacobins, rue Saint-Honoré, comme lieu de réunion. Le nom de club des Jacobins s’impose.
1790 · Dans toute la France, des clubs jacobins se forment et s’organisent en réseau.
Juillet 1791 · Après la fuite du roi, les Feuillants modérés font scission. Le club des Jacobins se radicalise.
10 août 1792 · Les Jacobins jouent un rôle décisif dans la chute du roi. Le poids politique du club s’accroît. De nombreux députés de la Convention, comme Robespierre, y exercent leur influence. Les Jacobins soutiennent la Terreur.
12 novembre 1794 · Après la chute de Robespierre, le club des Jacobins est fermé.
1799 · Le Club du Manège devient, durant l’été, le lieu de rencontre des « néo-jacobins ». À l’automne, le club est dissous sur ordre de Joseph Fouché, ministre de la Police du Directoire.
Citations
Les Jacobins ont rendu de grands services à la patrie, ils sont appelés à lui en rendre encore de plus grands. Couthon, président de la Convention nationale, 22 decembre 1793
Alors, quoi de neuf chez les Jacobins ? Question cynique de Saint-Just à Collot et à Billaud, lorsqu’ils reviennent, dans la nuit du 8 au 9 thermidor, du club des Jacobins au Comité de salut public – Billaud et Collot y avaient été insultés et menacés de mort.
Le cris d'à bas les jacobins est synonime de celui de 'vive le roi'. Garrau, député au Conseil des Cinq-Cents, 14 septembre 1799
Le Moniteur
Quartidi, 4 Nivôse, l'an 2 de la République Française une et indivisible (24 décembre 1793)