Être suprême

Être suprêmeLa Révolution française n’ébranla pas seulement le trône, mais aussi les autels. Le peuple profana les églises. Les prêtres qui ne voulaient pas prêter serment à la constitution civile s’enfuirent du pays. Des courants athées gagnèrent en influence. Robespierre s’opposa à cette déchristianisation radicale. Il ne voulait pas d’un État sans Dieu, mais d’une foi proche de la nature, fondée sur la vertu et la morale – pieuse et républicaine. Avec succès : la loi du 7 mai 1794 reconnut l’immortalité de l’âme et institua une nouvelle religion d’État. La Fête de l’Être suprême au Champ-de-Mars, le 8 juin 1794, fut le point culminant du nouveau culte. Elle eut lieu par un temps splendide. Les gens étaient d’humeur joyeuse et pleine d’espoir. Deux jours plus tard commença la Grande Terreur.

1789 - 1801

Citations

Le peuple français reconnaît l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme.
Article 1er du décret du 18 floréal an II (7 mai 1794).

Oui, Robespierre, il existe bien un Être suprême.
Remarque attribuée à un sans-culotte lorsque Robespierre, grièvement blessé, se trouvait au Comité de salut public dans la nuit du 9 au 10 Thermidor an II (27/28 juillet 1794).

Jésus-Christ, pour fonder sa religion, a été crucifié et est ressuscité. Vous auriez dû tâcher d’en faire autant.
Talleyrand à La Révellière-Lépeaux, mai 1797.

Le Moniteur

Nonidi, 19 Floréal, l'an 2 de la République, une et indivisible
(8 mai 1794)



Fête d'Être suprême à Paris, 20 prairial II

Liens externes