Charlotte Corday, une jeune femme venue de province, arriva à Paris durant l’été 1793, en plein tumulte révolutionnaire. Dans la capitale, c’était la rue qui dictait sa loi et les Montagnards préparaient la Terreur. Jean-Paul Marat, voix enflammée du peuple parisien, en était l’incarnation radicale. Corday, ardente girondine, décida de le tuer. Sous prétexte de livrer des informations sur des députés en fuite, elle réussit à entrer dans l’appartement de l’Ami du Peuple, alors qu’il prenait son bain. Quand Marat voulut noter les noms, elle sortit un couteau et le frappa mortellement. Arrêtée sans résistance, elle marcha vers l’échafaud avec une ferveur presque religieuse. Elle avait atteint son but. JK
1768 - 1793
27 juillet 1768 · Naissance à Les Champeaux.
1776 · La famille s’installe à Caen.
8 avril 1782 · Sa mère meurt alors que Charlotte a treize ans. Elle est placée à l’abbaye Sainte-Trinité.
1 mars 1791 · Lorsque l’abbaye est dissoute, Charlotte retourne vivre chez son père.
Juin 1791 · Elle devient ensuite la demoiselle de compagnie de sa tante à Caen. Tandis que ses deux frères émigrent comme royalistes, elle se rapproche des Girondins modérés.
Juin 1793 · Elle assiste aux réunions des Girondins réfugiés à Caen, qui préparent un soulèvement contre les Jacobins. Charlotte décide d’agir par elle-même.
9 juillet 1793 · Elle prend une diligence pour Paris et y arrive deux jours plus tard.
13 juillet 1793 · Charlotte poignarde Jean Paul Marat dans son appartement. Elle est arrêtée et emprisonnée.
17 juillet 1793 · Elle est jugée par le Tribunal révolutionnaire et exécutée place de la Révolution à Paris.
Citations
Je viens de Caen. Votre amour pour la patrie doit vous rendre désireux de connaître les complots qui s’y trament. J’attends votre réponse. Premier message de Charlotte Corday à Marat, 13 juillet 1793
J’ai tué un seul homme pour en sauver des centaines de milliers. Charlotte Corday après son arrestation
Je n’ai jamais vu une chose pareille. Dans ma situation, on est naturellement très curieux. Charlotte Corday au bourreau, en voyant la guillotine