Le 9 thermidor, Tallien leva un poignard pour donner le signal de l’attaque contre Robespierre. Non pas pour mettre fin à la Terreur, mais pour libérer sa maîtresse, Thérésia Cabarrus. La beauté de cette femme fit pencher la balance et détourna la République du chemin de la vertu vers celui de la corruption, de la décadence et du vice. Cabarrus devint la Notre-Dame de Thermidor, l’icône des fêtes du Directoire. Dans sa maison se retrouvaient députés, banquiers et spéculateurs pour des soirées fastueuses. Son mariage avec Tallien ne dura guère ; elle épousa ensuite un comte fortuné et mourut dans un splendide château en Belgique. JK
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1773 - 1835
31 juillet 1773 · Née à Carabanchel près de Madrid.
21 février 1788 · À l’âge de 14 ans, elle épouse le riche Jean-Jacques Devin, qui l’introduit à la cour de Paris.
1791 · Après le départ de Devin en émigration, le mariage est dissous.
1793 · Elle est emprisonnée à Bordeaux, mais libérée par le commissaire du Convention Tallien, tombé amoureux d’elle.
Mai 1794 · À son arrivée à Paris, elle est de nouveau arrêtée.
Août 1794 · Elle est libérée après la chute de Robespierre lors du 9 thermidor.
26 décembre 1794 · Elle épouse Tallien. Par la suite, Thérésia entretient de nombreuses liaisons avec des hommes influents, notamment le directeur Barras et le banquier Ouvrard.
Avril 1802 · Le mariage avec Tallien est dissous.
Août 1805 · Elle épouse ensuite François-Joseph-Philippe de Riquet, comte de Caraman et prince de Chimay.
15 janvier 1835 · Elle meurt au château de Chimay, en Belgique.
Citations
J’ai fait un rêve : Robespierre n’existait plus et les prisons étaient ouvertes. Mais grâce à votre admirable lâcheté, il ne se trouvera bientôt plus personne en France pour le réaliser. Lettre de Thérésia Cabarrus à Tallien depuis sa prison, peu avant le 9 thermidor
Vous ne voyez donc pas que ces femmes effrontées, ces aventurières de noble race, qui daignent aujourd’hui se prostituer dans vos bras de simples citoyens, vous anéantiront dès qu’elles auront réussi à ramener les choses à leur ancien cours. Gracchus Babeuf à propos des célèbres courtisanes du début du Directoire
C’était une jeune fille charmante, mais elle est devenue une femme déshonorée et débauchée. L’Empereur Napoléon à propos de Thérésia Cabarrus, 1805
Le Moniteur
Septidi, 7 frimaire, l'an 5 de la République Française une et indivisible (27 novembre 1796)