Jacques Nicolas Billaud-Varenne

Jacques Nicolas Billaud-VarenneOn appelait Jean Nicolas Billaud-Varenne l’Homme droit. C’était un révolutionnaire convaincu. Que ses discours enflammés pour la liberté et l’égalité aient pu provoquer des massacres sanglants – comme lors des massacres de septembre – lui importait peu. Avec Collot-d'Herbois, il fut le représentant officieux des Sans-culottes parisiens au sein du tout-puissant Comité de salut public pendant l’année de la Terreur. Sa participation à la chute de Robespierre, il dut l’amèrement regretter : pour son long soutien à la politique de la guillotine de l’Incorruptible, il fut déporté en Guyane. Il refusa l’amnistie offerte par Napoléon et resta en Amérique jusqu’à la fin de sa vie. Ce républicain inébranlable mourut en 1819 à Port-au-Prince. Jusqu’à son dernier souffle, il regretta d’avoir trop épargné les tyrans de l’Europe.
JK

1756 - 1819

Signature de Jacques Nicolas Billaud-Varenne

Citations

Peuple, tu tues tes ennemis ! Tu ne fais que ton devoir !
Billaud-Varenne pendant les massacres de septembre, 1792.

Tout peuple jaloux de sa liberté doit se défier même des vertus des hommes qui occupent des postes éminents.
Billaud, printemps 1794 (une allusion à Robespierre).

La plus grande faute de la révolution dans votre pays a été de ne pas avoir sacrifié tous les colons jusqu’au dernier. En France, nous avons commis la même faute avec les Bourbons.
Billaud, s’adressant au président d’Haïti, vers 1817.

Parle avec Billaud

Question →

Entrez votre question ci-dessus.

Liens externes

Le Moniteur

Primedi, 11 Thermidor, l'an 2 de la République Française, une et indivisible
(29 juillet 1794)



Billaud et Collot sont attaqués le soir du 8 Thermidor au club des Jacobins.